L’envol

Peindre à deux. Quelles révélations au travers de cette expérience de peinture synchronisée ?

L'envol

Vibration. Respire, écoute, sens, connecte-toi. Juste au plus profond de toi, elle est là, Autre, mais faite du premier même bois.

Première trace qui pose la première vie. Celle ou tout commence, celle ou s’inscrit la première mise à distance. Celle qui lance. Trace après Trace, tu prends ton envol. Tu avances, vibres, trembles, offres et reprends, provoques, souffres. Par-là de la grâce, ici le poignard, là tu te noies, viens, réchauffe toi.

Et écoute. Respire. Vibre. Frémis. Ton cœur s’accélère. Tu te brûles. Fais demi-tour. Ça fait mal. C’est la vie, la vie qui tourbillonne et t’entraine, te déchaîne et sans prévenir t’apaise. Tout là-haut, tu planes. Pas trop haut Et dans l’autre qui resurgit, cette partie de toi que tu renies, mais qui est bien toi. Prends-la, elle brille, elle est. Et là, que tu n’es pas, mais qui se mêle à toi. Qui se mêle si bien que nous ne faisons plus qu’un. Un différent, un qui deviens, un qui se pose, un qui compose, qui rebondit, qui se réjouit. Jouissance de la différence.

Et puis soudain, confrontation. Retour aux vibrations. Vibrations de l’incompréhension. Tu es toi, elle est elle. On essaye, on peine. Tout d’un coup, on sait. Faite du même bois. Forgées par deux ambitions qui se rebellent. C’est fini, posons les armes. Rien ne vaut la guerre. Apprenons à être deux.

Et aussi deux qui s’aiment, s’admirent, s’entraînent et vibrent sur deux tempos pour produire une belle harmonie. Équilibre qui s’ancre et s’épanouit parce que c’est bien ça la vie.

Stage d’écriture et peinture en Cévennes