Un matin pas tout à fait comme les autres

Un tronc, un tilleul, des gourmands à foison, des bourgeons qui éclatent. Le printemps se prépare à jaillir, foisonnant.

Une façade blanche. Des fenêtres, toutes identiques derrière des volets, certains grand-ouvert, d’autres encore bien fermés. C’est samedi, pourquoi ne pas dormir encore un peu, se laisser aller dans l’oubli ou dans l’amour.

Enthousiasme du matin, fenêtres grandes ouvertes, aération purificatrice nettoyant les angoisses de la nuit qui reviendront insidieusement pour se répandre glorieusement jusqu’au bout de chacun de nos membres, ne laissant aucun repos à nos corps inquiets.

Il fait froid ce matin. C’est la chaleur qui tuera le virus. Serrons-nous les uns contre les autres et montons en température. Je me serre contre moi-même, je m’entoure de mes bras, je me répète à l’infini « je t’aime, je t’aime, je t’aime ». Comme c’est bon la chaleur humaine. Je t’aime, je t’aime, je t’aime.

La journée démarre lentement.

Heureuses les familles dans le mouvement perpétuel.

Heureux les amants dans le feu des ébats.

Heureux les solitaires sans risque de contamination.

Heureux nous tous ?

Pas un souffle d’air ce matin à ma fenêtre. Il est 10h. Personne ne bouge. Routine du week-end tant attendue pour croire encore un moment que tout continue.

 

Et la consigne était : «  De ma fenêtre … » Mettez-vous à une fenêtre et écrivez ce que vous voyez, entendez, sentez, et peut-être imaginez à cet instant …

Atelier d’écriture du samedi matin : Au fil des mots et des couleurs